Numérique quelques chiffres sur les Start-ups


Numérique quelques chiffres sur les Start-ups. Quand on parle de start up, on se croit revenir sur les rêveries/utopies que nous partageons sur le « créateur solitaire » dans son garage  …

On croirait se retrouver aujourd’hui en 1830 lorsque le substantif « romantisme » fut utilisé, par opposition au classicisme, pour englober les aspirations convergentes de toute une génération, toute une jeune génération aspirant à travailler dans une « jeune & jolie » Start up!

Il faudrait peut-être aussi mettre les pendules à l’heure, les start ups du numérique en France emploient aujourd’hui environ 10.000 personnes, à mettre en perspective des 24 millions de salariés !

Quant aux succès-stories les licornes, on en dénombre certainement trois en France, contre cinq en Grande Bretagne, 18 en chine et plus de 80 aux USA.

Il faudrait peut-être aussi rappeler que les pratiques managériales des start up ou  entreprises numériques, sont souvent très éloignées de ce qui est acceptables dans les entreprises dites classiques, il suffit de mesurer l’espace alloué aux codeurs, et autres développeurs souvent inscrits à Pole emploi, utilisant des entreprises de portage, ou alors , stagiaires ou en CDD. Ceux-ci travaillent souvent dans des cubes d’une surface correspondant exactement au minimum légal !

Enfin, bien sûr, les jeunes créateurs de start ups, ont presque tous comme objectifs de gagner un maximum d’argent en un minimum de temps, afin de produire de beaux chiffres qui leur permettront de faire appel aux marchés.

A côté de Facebook ou Google qui offrent à leurs salariés des conditions très favorables, qu’en est-il des collaborateurs d’Amazon, Uber, et autres entreprises du numérique …
On doit alors se demander si l’économie donc l’emploi peuvent se moderniser (numériser) et, fortement décliner à cause d’une baisse de la demande globale? Oui, et, c’est une évidence.

Si on regarde l’accélération de la croissance sur le long terme , à partir de l’an mille , on observe un doublement du PIB mondial en 1000-1500 : 500 ans,1500-1700 : 200 ans,1700-1820 : 120 ans,1820-1870 : 50 ans,1870-1913 : 40 ans,1913-1950 : 40 ans,1950-1965 : 15 ans, 1998-2010 : 12 ans. Cela nous amène aujourd’hui à un PIB Mondial en millions de dollars internationaux à environ 74 000  milliards !

On peut donc se poser la question : avons-nous atteint la fin d’un cycle ? (Dans l’éternité tout est contemporain). Qui serait de surcroit parallèle à un secteur financier colossal et à une évolution invraisemblable de la démographie, car nous allons passer de 7.7 to 9.7 milliards d’habitants dans les prochaines 30 années, (Asie de 61% à 54%, Afrique de 13% à 25%, Amériques de 14% à 13%, Europe de 12% à 7%) Sommes-nous préparés à affronter ce choc sismique ?

Il est temps de se poser cette autre question, comment allons-nous gérer cette augmentation du nombre de terriens alors que le taux d’emploi diminue, exemple en France il est passé de 66 % en 1975 à 64 % en 2014,(en réalité si on enlève les stagiaires & autres on doit être à moins de 50%=  aux USA ou on considère que l’on est en plein emploi, il y a aujourd’hui le même nombre de salariés qu’en 2005, (alors que la population à largement augmenté depuis 10 ans)

Les progrès sociaux et technologiques que nous avons vécu aux cours des soixante-dix dernières années sont peut-être essentiellement lié aux évènements (destructions) de la seconde guerre mondiale suivi de l’écroulement du bloc soviétique, aujourd’hui quel événement déclencheur peut-il nous permettre d’absorber deux milliards de terriens dans les 30 ans.

Enfin pour progresser, une économie a besoin de nouveaux consommateurs ayant des moyens croissants de consommer, cela fut significatif en Occident dont en France de 1945 à 1975, beaucoup moins depuis.

A cela, s’ajoute aujourd’hui et pour la première fois, la forte augmentation des dettes publiques qui sont toujours suivies par une augmentation de la fiscalité qui génère une baisse de la consommation !

Les arbres ne montent pas au ciel, et les nouvelles technologies(le numérique) ne seront pas les sauveurs de la France ! Il va falloir être très créatifs !

La question à nous poser, peut être un pur libéral, et prendre des décisions afin, d’augmenter la demande, par une meilleure répartition des richesses des entreprises dites numériques ?