L’Inde 5e économie mondiale en 2018 Entreprises françaises bougez-vous 1


L’Inde 5e économie mondiale en 2018 Entreprises françaises bougez-vous!

Une énergie peu chère et la très dynamique révolution digitale tirant globalement la croissance l’ascension de l’économie indienne était inexorable, malheureusement les entreprises françaises ne l’ont pas anticipée.

La France n’est que le 28e fournisseur de l’Inde et le 6e au niveau européen ,derrière la Suisse, l’Allemagne, la Belgique, la Grande-Bretagne et l’Italie. Il suffit d’aller dans un supermarché pour noter l’absence de produits agroalimentaires français .

Et, La France ne sera donc plus la cinquième puissance économique mondiale en 2018 . Dans quelques mois, l’Inde aura pris cette place selon le Cebr (Centre for Economics and Business Research). Grâce à sa croissance soutenue d’environ 7 %, la péninsule d’Asie du Sud devancera donc la France D’où ce nouveau classement des grandes puissances.

Celui-ci comptera trois pays d’Asie dans son Top5.  En parité de pouvoir d’achat, La Chine représente déjà un peu plus de 17,3 % du PIB mondial, contre un peu plus de 15,8 % pour celui des États-Unis, de 4,2% pour le Japon , de 3,4% pour l’Allemagne ,et de près de 2,5% pour l’Inde.

Malgré le ralentissement dû à la politique de démonétisation qui, en retirant les billets de 500 et de 1. 000 roupies de la circulation en novembre 2016, a subitement privé le pays de cash, la croissance de l’Inde est restée élevée en 2017, cette dernière atteignait en moyenne 7,5 %. Ces résultats sont en partis à mettre au crédit du Premier ministre actuel Narendra Modi dont la politique de libéralisation a attiré les capitaux étrangers. Mais c’est aussi sa lutte contre l’économie informelle qui améliore avec inertie le classement de l’Inde. En effet, le PIB ne prenant pas en compte les activités non déclarées, sa place dans le classement sous-estime sans doute la richesse réelle du pays. En ce sens, l’introduction de la Goods & Services Tax en juillet 2017 (impôt similaire à la TVA) jouera probablement un rôle clef en encourageant les acteurs économiques à se déclarer. Autres facteurs, encore plus cruciaux : les prix de l’énergie sont censés rester bas et le secteur des technologies de l’information demeure dynamique. L’Inde ne disposant pas de ressources d’énergie, cela grève bien sûr sa balance commerciale. On comprend ainsi mieux son engagement en faveur de la protection de l’environnement, notamment via la politique des Smart Cities (villes durables). Dans le même temps, le secteur informatique évolue très rapidement. Outre la production de logiciels, les grands groupes indiens et start-ups se lancent maintenant dans l’Internet of Things (IoT) et l’intelligence artificielle (IA) on note enfin une forte amélioration des infrastructures de télécommunication.

L’Inde est un pays de 1,3 milliard d’habitants qui compte plus de 270 millions de pauvres au sens de la Banque mondiale, les disparités restent majeures. Pour ce Premier ministre dynamique, seul le développement économique du pays permettra l’essor des classes moyennes et la diminution de la pauvreté.

Enfin d’un point de vue strictement commercial, l’essor de l’Inde est une opportunité bien plus qu’une menace. À la différence de la Chine dont la croissance est largement tirée par ses exportations, l’économie indienne repose principalement sur son marché intérieur. Si les entreprises occidentales y ont investi, à l’origine, pour réduire leurs coûts de production, leur principale motivation est désormais le marché intérieur.

Les entreprises françaises qui investissent en Inde, le font avant tout aujourd’hui pour vendre leurs produits dans ces grandes métropoles que sont New Delhi, Bombai, Calcutta ou encore Chennai.

L’émergence des classes moyennes allant de pair avec l’urbanisation, cela facilite le ciblage des consommateurs. Il sera alors d’autant plus facile de livrer ces produits dans l’un des nombreux centres commerciaux de grandes métropoles que dans l’épicerie d’un village reculé.

 

En résumé, La Chine demeure le 1er fournisseur de l’Inde avec plus de 16,2 % des importations totales. Près du tiers des exportations chinoises vers l’Inde sont constituées d’appareils et machines électriques tandis que 17 % sont des appareils et pièces mécaniques.

L’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, qui étaient historiquement deuxième et troisième fournisseurs de l’Inde en 2015, ont vu leurs exportations à destination de ce pays fortement reculer suite à la baisse du cours du pétrole.

Les États-Unis sont devenus à la faveur de cette inflexion le deuxième fournisseur de l’Inde, mais restent cependant très loin de la Chine avec à peu près 6% de part de marchés

La Suisse demeure le premier fournisseur européen et le cinquième fournisseur de l’Inde.

Conclusion :

il est anormal que la France soit le 6e exportateur européen ,derrière la Suisse, l’Allemagne, la Belgique, la Grande-Bretagne et l’Italie. Il est temps de s’intéresser à l’Inde, un pays difficile, mais tous les pays sont difficiles pour les entreprises peu entreprenantes

Mon article sur la gestion des facteurs géo émotionnels peut vous aider à réussir en Inde à lire sur :http://bernard-jomard.com/2017/01/09/geo-economie-facteurs-emotionnels-les-comprendre/

Nous représentons en France un cabinet d’audit et de conseils indien, installé dans toutes les grandes métropoles indiennes , n’hésitez pas à nous consulter par mail à b.jomard@goldman-consulting.com


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaire sur “L’Inde 5e économie mondiale en 2018 Entreprises françaises bougez-vous