2021 Bienvenu dans le monde d’après Coronavirus


Un an déjà qu’a été totalement oublié ce fameux postulat du « en même temps ». En effet, après avoir tenté de relativiser la gravité de la situation du Coronavirus en rappelant le nombre de morts dû à la grippe saisonnière, ce gouvernement a enfin cessé de tergiverser et fait son « coming out ». Et, oublié donc l’idée de faire « en même temps » plaisir à certains « corps intermédiaires pourtant indispensables et autres lobbies bureaucratiques » qui comme on le sait tous, ne font que protéger leurs parts de gâteau au dépends de la collectivité.

Dès l’assouplissement du confinement donc, un changement autoritaire de cap fut pris afin de remettre la France sur les rails.

Qu’est-ce que cette pandémie nous a appris :

-Que nous étions dotés d’une assez faible résilience

Dans un pays où les citoyens ont perdu toute mémoire des risques, dont du risque infectieux, c’est évident, ils n’ont pu développer des capacités de résilience.

D’autre part, ces Français vivaient pour une assez grande majorité d’entre eux (hors Gilets jaunes périphériques) et depuis 40 ans dans un confort douillet, où la mort était devenue lointaine. Un pays ou la valeur de la vie humaine avait aussi énormément augmenté. Enfin, un pays ou on avait oublié la précarité de l’être

Et, enfin un pays ou les citoyens pensaient avoir le meilleur système de santé du monde. Ils se sont aperçus que cette confiance dans ce système sanitaire était relativement infondée, celui-ci n’était tout simplement pas préparé pour une épidémie. Une pandémie qui arrivait de surcroît en période de vacances scolaires et donc d’absences. Lire comparatif secteur de la santé  

https://bernard-jomard.com/2017/06/01/recherche-sur-le-cancer-en-chine/

Des Français qui furent sidérés aussi devant l’absence de masques, de tests, et de lits de réanimation. Et, qui se rendirent compte tardivement qu’aucun de ces équipements et consommables indispensables lors d’une pandémie n’étaient fabriqués en France.

Tout est en effet importés et la dépendance vis-à-vis de la chine devint enfin évidente. Lire sur dépendance vis à vis de la Chine : https://bernard-jomard.com/2019/06/17/guerre-commerciale-en-fait-depuis-2013-ce-sont-les-chinois-qui-narguent-les-americains/

-Que notre dépendance technologique avait par ignorance ou naïveté été totalement sous-estimée.

Cette épidémie nous appris aussi, que le pays n’aurait jamais pu imaginer le « en même temps » d’un choc de la demande et de l’offre agrémentée d’un choc de solvabilité.

Sans modèles existants dans un pays qui adore les théories, il fut difficile d’imaginer les conséquences de cette nouvelle crise, et les outils a employer pour en sortir.

Impossible d’imaginer enfin, combien d’entreprises seraient définitivement en faillite, combien d’emplois perdus, quel pourcentage de baisse des revenus d’une partie de la population, quel volume de la consommation reportée. Les dépenses de beaucoup baissant, ce sont les revenus des autres qui baissent.

Et, la France s’est retrouvée dans un cycle de violente récession jamais étudié dans les livres lus par nombre de décideurs, souvent formés dans les mêmes moules.   

Le premier réflexe fut bien sûr la Planche à billets  

Sans réformes toniques des dépenses publiques depuis bientôt 40 ans dans un pays impécunieux, cette crise révéla le fait que nous n’avions pas de réserves pour investir des sommes colossales afin de soutenir l’économie. Incapable aussi de payer nos dépenses alors qu’il était évident qu’on allait ne pas pouvoir prélever de nouveaux impôts qui auraient encore plus asphyxié la demande.   

La première solution qui vint à l’esprit comme en 2008 fut de faire tourner « la planche à billets ». Ou payer ses dépenses en demandant à la banque centrale de lui racheter ses dettes avec de l’argent nouvellement créé.

Cette forme d’hélicoptère money créa artificiellement et temporairement une assez forte demande de biens et services. Un certain nombre d’entreprises ayant disparu, les prix montèrent. Et, cette hausse des prix obligea alors le gouvernement à émettre encore plus de dettes monétisées pour faire face à ses dépenses. Ce qui ne fit qu’aggraver la situation.

Mais on n’avait pas anticipé qu’avec cet outil vieux comme Hérode qu’est la planche à billets on risquait très vite de se retrouver le Coma,

Se retrouver, face à une dette qui augmentait à grande vitesse, face à la fonte d’actifs financiers ruinant nombre de petits épargnants, face à un risque de récession chronique, et enfin, face aussi au dommage collatéral que fut l’afflux de migrants d’Afrique. Un continent qui avait vu ses revenus s’effondrer à cause de la baisse des prix et des volumes d’exportation de matières premières, dont le pétrole.

Et, c’est là que le « en même temps » fut abandonné et qu’il fut alors décidé de lutter autocratiquement pour la remise sur rail de la France.

Il fut enfin admis qu’une partie des pertes de production était impossible à éviter à court terme. Comme il fut clair, que les dégâts pouvaient être limités par une politique appropriée sur la demande.

L’autre priorité fut de faire baisser l’angoisse des consommateurs et épargnants qui ne pensaient maintenant qu’à thésauriser

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Les Décisions qui ont tout changé.

Cette crise fut le déclencheur d’une prise de conscience de la relativité de notre souveraineté. Et de la faiblesse de nos représentants nominalistes théoriciens ne cessant de reculer devant les décisions à prendre depuis bientôt 40 ans.

La déflagration de la mondialisation générée par la crise fut aussi l’occasion d’enfin s’attaquer à la reprise des rênes de la souveraineté française et européenne.

Grâce à cette déflagration, la France et L’Europe prirent enfin conscience qu’il fallait en finir avec cette idée d’usine du monde et que des Investissements publics massifs dans l’industrie dans absolument tous les territoires étaient indispensables

Elle permit aussi de prendre conscience qu’une renaissance était possible sous deux conditions. Que la solidarité européenne s’affirme et, que les hommes et les femmes reprennent goût au travail afin de générer un renouveau de cette Europe industrielle qui était en train de devenir un vassal de la Chine.  

Après 40 ans de laisser-aller ou de laisser-faire, des Mesures coercitives furent enfin prises

Les démocraties européennes prirent alors conscience qu’elles pouvaient avoir recours « de façon exceptionnelle » à des mesures coercitives, pour revenir à l’intérêt général et faire fi des intérêts particuliers. C’est ce paradigme violent qui permit de lancer ce renouveau de l’offre permettant la reconstruction de l’appareil de production.

Les deux axes du plan de reconstruction permettant de faire face à l’inévitable décadence.

-Augmenter l’offre

Le gouvernement présenta d’une manière sincère et sans ne rien dissimuler ce plan à la population. Cette sincérité provoqua un sursaut de loyauté chez les citoyens. Citoyens ayant intégré ce sens de l’urgence et cette nécessité de survivre et d’assurer un avenir plus radieux à leurs enfants. Bien sûr il généra un peu de nationalisme et des manifestations, mais cela fut gérer « toniquement » .

Pour augmenter l’offre, le gouvernement décida autoritairement de revenir dès janvier 2021 aux 39 heures soit 1790 heures par an pour tous les secteurs d’activités publics et privés. Les RTT furent suspendues.

Augmenter l’offre et enfin oublier le fameux « fabless » des années 90. Un plan nommé « réindustrialisation ou décadence » fut préparé et accepté par la majorité de la population.

Dans ce pays champion de l’innovation, mais sans usines l’analyse fut assez simple. Cela commença par l’identification de toutes les entreprises industrielles qui avaient délocalisé la fabrication de composants ou sous-ensembles en Chine au cours des vingt-cinq dernières années. Entreprises qui pour la plupart avaient toujours des capacités d’assemblage et de production en France et pouvaient assez rapidement relocaliser. Lire sur un pays sans usine: https://bernard-jomard.com/2018/11/30/la-france-championne-de-linnovation-dans-un-pays-sans-usine/

L’objectif étant bien sûr le relocaliser d’abord et sans tarder la fabrication de tous les équipements et consommables qui nous avaient fait défaut pendant la pandémie.

Le but ultime étant de répondre au retard industriel et agricole accumulé depuis 20 ans. De faire redémarrer l’outil de production et revenir au niveau industriel de l’Italie deuxième nation manufacturière d’Europe derrière l’Allemagne. Lire sur agriculture: https://bernard-jomard.com/2018/02/19/industrie-agroalimentaire-francaise-en-crise-comment-en-sortir/

Autre but raisonnable, satisfaire les besoins essentiels de la population et, enfin d’élever le niveau de vie qui c’était dégradé depuis la loi sur les 35 heures, et investir dans l’habitat d’une partie de la population. Souvent des immigrants vivant dans des conditions pas très éloignées de celles du tiers monde.  

-Et « en même temps » augmenter la demande

Tous les salaires jusqu’à X fois le SMIG furent augmentés d’un même pourcentage significatif le premier janvier 2021. L’augmentation jusqu’à une fois le SMIG fut exonérée de charges sociales et d’impôts et prise en charge par l’état. L’État allant retrouver en partie cette dépense en recettes de TVA.

Et il fut aussi décidé que si les objectifs de ré industrialisation étaient tenus les salaires seraient augmentés au minimum de X% au cours des X prochaines années.

Conclusion

Bien évidemment ceci est une fable. Une fable inspirée de celle de « La Cigale et la Fourmi », et si nous redevenions un peu des fourmis pour nombres de dépenses publiques inexpliquées, une fable inspirée aussi de celle « La Paille et la poutre » et si nous commencions par regarder la poutre que nous avons dans l’œil au lieu de passer notre temps à regarder la paille dans l’œil de nos voisins.

Enfin si on doit bien reconnaître une qualité aux français qui démarrent toujours trop tard c’est d’être souvent capables de sauver la situation à la dernière minute!

Et en ce mois de juin 2021 nous avons repris confiance en nos gouvernants et retrouver un peu de bonheur simple.

Article publié sur Forbes et X autres médias sur deux continents.

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