Chômage 2% en 1975 plus de 10% aujourd’hui Une analyse Transgressive !


 

Chômage 2% en 1975 plus de 10% aujourd’hui Une analyse Transgressive ! En France, aujourd’hui, pourquoi, dans de trop nombreuses familles, il y a une, voir plusieurs personnes au chômage.

 Alors qu’on parle de modifier en permanence le calcul des allocations chômage, ce « billet » à la volonté de dénoncer « l’économiquement correct », à la française, qui nous dirige depuis 40 ans, et, nous conduit malheureusement toujours dans le même mur ! L’emploi, n’est pas ma spécialité, mais en ayant été un peu  a-conformistes, je pense humblement que nous aurions fait beaucoup mieux ! Si dans nos entreprises, nous avions eu le même taux d’échecs, nous ne serions tout simplement plus là !

Les raisons qui ont défait la France économique au cours des quarante dernières années.

Nous devons tout d’abord, nous demander, si nous sommes passés de deux, puis, à cinq, puis à plus de dix % de chômage, à cause de notre fascination pour le rôle économique de l’Etat ? Ou à cause des théories sur « la révolution managériale » du début des années 80’ qui ont trouvé un écho durable chez certains, une petite minorité de la haute fonction publique technocratique et faussement modernisatrice comme chez bon nombre de chercheurs en sciences sociales, n’ayant jamais mis les pieds dans une entreprise de province, et qui préfère souvent l’idéologie aux résultats. Enfin, un changement de gouvernement en France, n’implique pas un changement de la « haute administration » qui applique elle les mêmes consensus depuis près de 40 ans, et, nous savons tous que le consensus est plus souvent faux que vrai!

Il est certain, qu’aujourd’hui en 2016, nous sommes dans une quasi mortelle glaciation de l’intelligence économique, qui pétrifie tout échange, et sclérose toute circulation/contestations des idées établies, idées établies depuis 40 ans, et, qui n’ont à priori jamais fonctionné contre le chômage.

Nous n’avons plus le droit non plus de balayer l’illusion du progrès économique/numérique ou l’angélisme de la bien-pensance économique qui sévit partout en France et dans le monde occidental. Le progrès économique, oui mais pour qui ? et pour combien de personnes ? avec quelle vision? Beaucoup de dirigeants et d’enseignants  sont très éloignés du numérique!

Nous ne souhaitons pas être « Old School », mais, certainement notre France économique ne souhaite pas nos plus, être abandonnée-ubérisée au profit de nouveaux« monopoles mondiaux », c’est ce qui est en train de se passer, lentement & rapidement, suivant les secteurs. Nous préférons/admirons tous, ces nouveaux « monopoles mondiaux » qui payent peu d’impôts en France, au capitalisme territorial familial, qui n’est pas encore parti, à Bruxelles ou Londres ou …

Combattons les idées chics (caricatures & simplifications), qui génèrent du chômage, par des idées chocs, (un certain retour en grâce du capitalisme familial ou ordo-libéralisme attaché à son territoire, afin qu’il ne déménage plus à Bruxelles ou ailleurs)

Certains n’ont pas encore intégré, que pour beaucoup de créateurs d’entreprises, l’entreprise idéale en France aujourd’hui, c’est l’entreprise sans salarié, (trois millions de microentreprises en France…)

 Notre France économique est elle depuis l’essor de la globalisation & du software power , de plus en plus, confrontée au réel, qui contredit les a priori idéologiques impardonnables aux yeux des bien-pensants, bien pensants qui ont contribué, à saper idéologiquement , les fondamentaux et les structures de l’environnement économique, et qui continuent depuis quarante ans. Nous sommes depuis quelques années au bord d’une désintégration sociale !

Notre France économique, avec ses chômeurs, ses pauvres, est dans une déconstruction et désorientation profonde, elle ne sait plus se définir, un débat serein sur l’économie qui ne mise pas tout sur le prétendu, mirage numérique, n’a pas eu lieu depuis longtemps. La technocratie et les spécialistes des sciences sociales ont tout essayé sur le chômage, sauf la réhabilitation du capitalisme familial territorial ou ordo-libéralisme, trop souvent honni.

Qu’ils Cessent aussi, dans leurs analyses de disqualifier l’ennemi, celui avec une pensée économique a-conformiste, transgressive, différente de la leurs, qui ne suit pas la pensée dominante de la haute technocratie et, de, certains chercheurs en sciences sociales. L’ennemi, pour eux, c’est l’a-conformiste (ni conformiste ni anti-conformiste)  qui ne croie plus depuis longtemps aux consensus, consensus qui se sont tous révélés faux. Il est à noter aussi, l’obsession d’une petite minorité de technocrates, formés dans le même moule, à disqualifier l’ennemi, a-conformiste, non issu des mêmes écolesalors qu’ils n’ont rien d’autre de solide et crédible à proposer, pour faire vraiment baisser le chômage depuis 40 ans. Ne faisons surtout  pas de populisme, mais les penseurs qui nous dirigent, pour penser différemment, doivent sortir de différentes écoles, et côtoyer plus souvent le peuple.

 

Notre taux de Chômage il y a 40 ans !

Du chômage,

Le seuil des 500 000 demandeurs d’emploi est dépassé en octobre 1974, celui du million en 1975. Le taux de chômage avait alors bondi de 2 % de la population active à 5 % en moins de deux ans. Les difficultés économiques étaient liées d’abord, au premier choc pétrolier, qui entraina une baisse de l’activité industrielle, mais aussi à l’arrivée sur le marché du travail des jeunes générations issues du baby-boom. Le pourcentage des jeunes chômeurs de moins de vingt-cinq ans était alors très nettement supérieur à leur pourcentage dans la population active (38,3 % contre 23 %).

Ce phénomène qui concerna l’ensemble de la France,  toucha davantage certaines régions, notamment celles où étaient implantées les industries de la première révolution industrielle (textile, charbon) et de la seconde révolution industrielle (sidérurgie, automobile).

De l’utilité des plans de relance, imaginé déjà par la haute technostructure, en 1975.

Le plan de relance de 1975 basée sur une augmentation des dépenses publiques et des mesures en faveur de l’investissement productif, permit une reprise de l’activité économique en 1975-1976, mais il n’eut aucun effet sur le chômage .L’échec de ce plan démontra alors que le phénomène du chômage est plus structurel, mutations de l’appareil productif, évolution démographique, que conjoncturel ralentissement économique !

Les plans de relance qui ont suivi, depuis 40 ans, ont aussi démontré leurs inefficacités, Sinon nous n’en serions pas à plus de 10% de chômeurs aujourd’hui.

En 1975, Sur 1000 chômeurs inscrits, 520 étaient des hommes, 340 étaient âgés de moins de 25 ans et 500 n’avaient aucune qualification professionnelle, rien n’a vraiment changé.

Du capitalisme familial territorial, ou ordo-libéralisme il y a quarante ans, (avec ses défauts & ses qualités) !

 Si on regarde la structure financière des entreprises industrielles françaises dans les années 70, elle fait ressortir l’importance du contrôle familial puisque, en 1971, sur les 200 premières sociétés industrielles, 100 sont contrôlées par des familles. Certaines familles, contrôlent d’ailleurs plusieurs sociétés : Les familles Wendel (6), Les Gillet (4) et Michelin (3).Le contrôle familial est largement prépondérant (50%), les contrôles technocratique (17,5%) et surtout étatique (4%) ne concernent qu’un nombre relativement restreint de sociétés, le contrôle étranger est lui déjà, en forte progression (28%)

Dans la banque (108 sur 343 banques inscrites, soit 31,5% sont contrôlées par des familles) dans les assurances (9 sur 50, soit 18%) L’Allemagne a conservé elle ses banques régionales proches des entreprises, et de surcroit pas « victimes » potentielles de l’extraterritorialité des lois US.

 Quatre familles sont alors au cœur de grands groupes industriels. Rhône-Poulenc, De Wendel, Peugeot-Citroën et Michelin.

Le groupe Peugeot s’est très peu diversifié en dehors de L’automobile et contrôle toutes ses filiales à plus de 50% ; il détient également une banque, la Société financière de banque (250ème).

Enfin, le groupe Michelin est très fermé sur lui-même. A l’exception de Kléber-Colombes où il détient une participation de 15,6%, il ne contrôle aucune société classée parmi les 500 premières. Il est par contre très présent dans plusieurs banques (Banque Industrielle mobilière privée, 88e, Banque Sorhofi, et Paribanque).

 Enfin, et, c’est la clef, Tous ces groupes affichaient une indépendance complète à l’égard de la finance.

 Le contrôle familial est un fait majeur de la croissance des Trente Glorieuses. Que son importance ait pu longtemps être systématiquement minorée s’explique d’abord par l’influence large et persistante des théories sur « la révolution managériale » qui ont trouvé un écho durable chez certains, une minorité de la haute fonction publique technocratique et faussement modernisatrice comme chez bon nombre de chercheurs en sciences sociales.

 Enfin comme évoqué précédemment, la fascination pour le rôle économique de l’Etat qui s’est beaucoup développé au cours de la période et a pris une dimension clairement faussement modernisatrice, a fait perdre de vue la participation active du capitalisme familial à la construction de la France des Trente Glorieuses, ce qui s’est traduit par la mise en place d’une véritable « économie mixte ».

Du Capitalisme familial territorial ou ordo-libéralisme aujourd’hui, avec ses défauts et ses qualités.

 Aujourd’hui, Les entreprises familiales territoriales , malgré qu’elles soient mal aimées, maintiennent des performances satisfaisantes et confirment toujours leurs attachements, au territoire, à l’entreprise, à ses hommes et à ses valeurs. Il est à noter que, malgré le désamour, les patrons d’entreprises familiales affichent souvent un taux de confiance supérieur à celui des autres entreprises.

Ce qui est de plus en plus inquiétant aujourd’hui, c’est que pour financer leurs projets de développement, ces patrons n’hésitent plus à aller chercher des solutions à l’étranger, directement auprès des banques. C’est le cas d’environ 27% des ETI familiales, la dépendance financière comment à s’installer.

Que faire pour revenir à cinq % de taux de chômage ?

Si nous souhaitons fortement réduire le taux de chômage, il nous faut revenir au capitalisme familial local, ou ordo-libéralisme (avec beaucoup de qualités, et, bien sur, de gros défauts), qui très attaché à son territoire, l’aider à se « protéger » des monopoles économiques mondiaux (ubérisation) qui sont en train de se construire, sinon nous serons laminés. Cessons d’être schizophrènes, et redevenons ouvertement « Old School » un patron doit forcément s’enrichir pour nous enrichir aussi.

J’imagine que vous vous êtes tous souvenu, qu’on a « chassé » ce capitalisme familial territorial français, ou ordo-libéralisme (même si on peut le détester !) au tournant de 1980, et, qu’il était en fait ce qu’on appelle aujourd’hui, le « Modèle ou capitalisme Rhénan ou ordo-libéralisme » qui se caractérise par :

 un rôle important des banques régionales et une relativisation du rôle de la boursedans le financement des entreprises.

 une vision à long terme appuyée sur un autofinancement et sur un système de partenariat avec les clients, fournisseurs et employés.

-un partenariat entre de puissants syndicats patronaux et salariaux qui limite aussi bien les conflits du travail que les interventions directes de l’État dans la vie des entreprises.

Ce modèle Rhénan, qui est aussi caractérisé par un sentiment d’appartenance à un tout supérieur, et, à ses parties composantes qui inspire l’esprit partenarial, de même que le refus relatif d’interventions étatiques extérieures.

Mais , prenez garde, car en France, si vous faites la promotion du capitalisme Rhénan, vous pourriez être taxé de néo-réactionnaire ou de paternaliste, car en France on préfère souvent les idéologies à l’emploi, on aime diviser les choses en deux, les progressistes Vs les conservateurs, la liberté contre l’autorité, et tout cela comme toujours au mépris des faits qui nous donnent souvent tort, même sur l’emploi les français ont souvent la prétention de vouloir donner des leçons au monde entier ( les 35 heures)!

Contre le chômage, on a toujours préféré en France les idées aux réalités pragmatiques !

Conclusion:

Etre disruptif ou à-conformiste , aujourd’hui, c’est dire revenons au capitalisme « humain » avec le patron présent dans l’entreprise, comme dans la plupart des états américains,( à l’exception des grandes métropoles) en Allemagne, en Autriche en Suisse (Sur les 556 000 PMI/ETI Suisses, on retrouve toujours des « entreprises familiales territoriales/cantonales  » ,dans ce petit pays, la Suisse, près de 100 000, soit 18,3 % d’entre elles, s’adressent à la clientèle internationale, dans notre grand pays la France, 121.000! Aux États-Unis, elles ne sont que 1,3 % à avoir une activité vers l’export… Cessons donc avec les idéologies , et, réhabilitons, ce capitalisme familial territorial, car, comme nous le savons tous, Il est facile pour un américain, ou pour un Indien, résidant à Londres, de licencier et de fermer, une usine en France, c’est plus difficile, pour un patron Français résidant à Clermont Ferrand, ville, où il a, sa maison, sa famille, ses ascendants & descendants, ses amis, qui croisent tous les jours les familles de salariés ….. Enfin ce capitaliste territorial Français, aura aussi à cœur de ne pas exhiber des voitures ou résidences excessivement luxueuses ! Etre patron, c’est faire tourner la « grande roue », ce n’est pas être people, sauf à vouloir satisfaire la bourse et son égo.

L’ISF, les droits de succession & le seuil de 50 ont tué les ETI « en devenir » en France. Les français n’ont pas  besoin d’idéologie, ils ont juste besoin de travail et d’une vraie « vision »  réaliste à 3-5-7 ans sur l’économie et le chômage!