Dans quels secteurs d’avenir Investir


Je vais vous parler d’une terre inconnue et cette terre inconnue dont on parle beaucoup mais d’une manière utopiste, c’est la voiture électrique.

L’autre terre inconnue dont on ne parle pas encore , c’est la longueur des cycles économiques. Hier c’était de 5 à 7 ans aux USA et plus près de 10 ans en France, mais dans ce domaine tout semble avoir changé, et ils semble qu’on se dirige vers des mini-cycles de 2 à 3 ans

Revenons en aux véhicules électriques, n’ayez aucun doute là-dessus, la voiture électrique va vider les usines des constructeurs automobiles et des équipementiers motoristes et autres constructeurs de boîtes de vitesse ou d’embrayages. Mais, l’électrification va elle engendrer l’émergence de très nouveaux métiers, existants la plupart du temps chez des sous-traitants ou équipementiers d’autres secteurs d’activité.

Comprendre la révolution électrique : https://bernard-jomard.com/2017/10/29/voitures-electriques-une-revolution-qui-mettra-en-peril-millions-de-travailleur-en-europe/

Savoir tout d’abord que chaque seconde, 3 voitures sont vendues dans le monde. En 2018 il s’est vendu 90,6 millions de véhicules, chine : 24,5 millions, États-Unis : 12,1 millions, Japon : 9,28M , Allemagne : 6,03M, France : 1,97 M. Savoir aussi que dans 3, 4 ou 5 ans quelques millions de véhicules seront électriques.

Car développer et améliorer le véhicule électrique autonome de demain implique de disposer des talents et compétences différentes.

Et pour le moment ces compétences sont peu présentes dans le secteur automobile, alors qu’on en retrouve de nombreuses dans d’autres secteurs comme l’aéronautique, l’industrie informatique, les télécommunications, le secteur de l’armement, la robotique ou les équipements médicaux.

Cette pénurie de personnel qualifié dans ce secteur électrique automobile, explique certainement que Tesla le 1er constructeur mondial de véhicules électriques qui fait face à une forte demande de véhicules neufs, a par deux circulaires diminué ses exigences d’entretien de ses véhicules, car il n’a tout simplement pas les équipes pour y faire face.Savoir que depuis le début d’année, Tesla grâce à son Model 3 s’est imposé en Europe sur le segment des berlines de taille moyenne. Ses ventes ont en effet dépassé les ventes des Audi A4, BMW série 3 et autres Mercedes Class C

Cette nouvelle industrie va générer d’énormes besoins de sous-traitants et équipementiers dits « EV friendly »

Ce constructeur qui demandait qu’une révision soit effectuée à 20.000 km ou 12 mois vient d’informer ses clients :

Lire sur Tesla : https://bernard-jomard.com/2018/09/24/tesla-face-a-la-concurrence/

Que si l’entretien recommandé n’est pas effectué, la garantie limitéee sur véhicules neuf ou garantie limitée sur véhicules d’occasion gne sera pas affectée.

Et, que de surcroît, les clients peuvent demander à tout moment l’annulation du Plan d’entretien et se faire rembourser pour les entretiens annuels restants.


Cet besoin énorme de sous-traitants et d’équipementiers « EV friendly » ou familiers avec les « Electrical véhicles », représente une opportunité énorme pour de nombreuses entreprises du secteur électrique, électronique et robotique, c’est donc dans ces secteurs qu’il faut investir.

Quels sont les besoins   

Besoin d’entreprises expertes dans la fusion de données

Car le système embarqué intelligent doit être capable de croiser et corréler une multitude de données issues des radars, des caméras, des autres véhicules et des infrastructures communicantes. Toutes n’ont pas le même format ni la même chronologie et pourtant il faut pouvoir les corréler et les fusionner. Il s’agit en quelque sorte de big data appliquée à l’automobile, c’est-à-dire de la capacité à extraire et à traiter des données de masse et de faire prendre au véhicule une décision à partir de données.

Besoin de « Data doctor »s.

Entreprises d’ingénieries capables de vérifier en permanence la réalité et la sécurité des données collectées et partagées par les véhicules.

Besoin d’entreprises de statisticiens pour modéliser et simuler

Disposant de mathématiciens formés aux calculs des probabilités. Pour garantir la sécurité de fonctionnement du véhicule autonome. Car, il est impossible d’appliquer des méthodes de preuve par l’usage au kilomètre,  il faudrait accumuler des milliards de données. La simulation par GAN ou « Generative Adversarial Networks » permettra de prédire les dizaines de milliers de scénarios que peut rencontrer une voiture au quotidien.

Lire sur les GAN : https://bernard-jomard.com/2018/04/25/intelligence-artificielle-tout-ce-que-vous-vouliez-savoir-sans-oser-le-demander/

Besoin d’entreprises informatiques

Capables de développer et fiabiliser la conduite autonome Spécialisés dans le développement des algorithmes, l’insertion d’ordinateurs de bord, l’évaluation, la gestion et la transmission des données. Il s’agit la d’un mélange de l’électronique, et de robotique

Besoins d’entreprises de tests.

Offrant d’ingénierie analysant les tests des fonctions.  Ces ingénieurs devront être dotés de connaissances techniques, électroniques ainsi qu’en normes et prescriptions légales Leurs missions créer des tests qui servent à l’évaluation du respect des réglementationscorrespondantes aux standards de chaque pays.

Besoin d’analystes des données

Afin, que les données recueillies puissent permettre d’optimiser les technologies et surtout de tirer des conclusions. Cet analyste devra avoir des connaissances en mathématiques, statistiques.

Enfin besoin d’expertises en design numérique

Toutes les voitures électriques sont dotées d’un système d’interface. Le but sera alors de faciliter encore la conduite et de la rendre encore plus autonome. Les experts en design numérique veilleront au maniement des systèmes et créeront des interfaces simples et efficaces facilitant l’interaction homme-machine. Une interface totalement intuitive pour l’usager.

En conclusion : Il faut dès à présent investir dans des entreprises des secteurs d’activités disposant déjà des profils cités. Car, tôt ou tard, l’industrie automobile fera appel à ces entreprises pour faire face au développement très rapide des ventes de voitures électriques. Intéressez-vous sans tarder, aux sous-traitants équipementiers des secteurs de l’aéronautique, de l’industrie informatique, des télécommunications, de l’armement, de la Robotique ou des équipements médicaux.

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